Voir Granier de Caîisagnac, p
et commissaires des maisons de justice et prisons de la ville de Paris.
La vente du 5 octobre produisit 3617 livres 15 sols. Elle fut reprise le surlendemain dimanche et produisit ce jour-là 850 livres. On vendit un assez grand nombre d'objets de femme ayant probablement appartenu à M"« de Lamballe, car à la fin du procès-verbal de ce jour on voit comparaître « Claude Louis Toscan, chargé de l'administration, maison et finances de M°® de Lamballe, qui fait opposition aux mains des commissaires présents à la délivrance des deniers de la vente, et notamment de ceux provenant ou à provenir des effets de ladite dame, n
Le 28 octobre suivant, il fut procédé, dans l'une des salles da comité civil do la section du Pont-Neuf, à la vente des effets non réclam»'S de la Conciorcjerie. Elle produisit 1,099 livres 6 sols.
Il ne nou^ rcsie plus qu*à mettre sous les yeux de nos lecteurs des fragments d'un rapport fait, dans les premiers jours de décembre, par les commissaires de la section des Qusitre- Nations au conseil général de la commune pour rendre compte des objets dont ils avaient été constitués comptables par suite des tristes événements de l'Abbaye. Rien ne peut mieux caractériser répoque que nous racontons que cette pièce, dans laquelle on voit le rédacteur, en parlant de Teffroyable boucherie des prisonniers, allier la pénible emphase des paroles à la plus parfaite insensibilité.
« Nous venons dans le sein des représentants de la commune de Paris et en présence de nos concitoyens vous rendre le compte que vous devait la section des Quatre-Nations.
<( La proximité des prisons deTAbbaye, celle de supplément et surtout les prisonniers amenés de la mairie à notre comité, nous a fourni (sic) une ample matière pour occuper tous les instants de ceux que la confiance avait appelés au poste pénible de commissaires de cette section dans les circonstances dont nous avons tous été 1rs témoins...
« Nous ne vous rappellerons aucun de ces détails, nous ne vous parlerons que des mesures que nous avons employées pour mettre à couvert un dépôt précieux dont notre responsabilité s'est chargée depuis longtemps...
« Nous vous devons aussi un compte exact des dépenses qd'ont nécessitées les événements, et d'ailleurs un arrêté delà municipalité nous autorisait à le faire, et le citoyen Billaud-Varennes en a approuvé la quotité. Dans l'état de ces dépenses sont compris les ouvriers qui ont travaillé à l'enlèvement et au dépouillement, les marchands qui ont fourni le vin, le pain, et toutes les choses absolument nécessaires, et chaque article est appuyé d'un bon des commissaires du comité.
ce Enfin nous vous présentons l'état comparatif des objets reçus, de ceux remis, et le résultat que présente l'état de ceux qui restent.
« Dans cet état vous vous apercevrez que la plus grande partie du numéraire a servi à rembourser la dépense, et à cet égard nous devons vous expliquer que la section nous ayant autorisés à prendre les frais sur la chose, nous avons préféré prendre en numéraire pour profiter d'autant à la section en procédant de suite à réchange de ce numéraire à la trésorerie nationale contre des coupons d'assignats et au pair, ainsi qu'il résulte des bordereaux de la trésorerie que nous avons joints aux pièces pour justifier de l'emploi des espèces.
a C'est ainsi, citoyens, qu'en vous rendant un compte exact de toutes nos opérations, nous aurons rempli la tâche la plus douce pour des citoyens revêtus de la confiance d'une section, et que par une fidélité palpable nous aurons prouvé que nos efforts n'ont pas été vains. »