n y avait un officier de ce nom parmi les prisonniers
moi est inimitable, sos bienfaits seront gravés dans mon cœur tant que je respirerai, vous vous en rappellerez également; je suis forcé de céder ma plume à mes camarades d'infortune, pour jouir de cette dernière douceur. Adieu, ma très-chère sœur et trop sensible mère, que de pleurs ne verserez-vous pas dans toute votre vie ! •
tt Nous arriverons dimanche à Paris. »
« Monsieur Larivihre, adminUtrateur du département de la Haute-Garonne, rue des Filateurs, à Toulouse^.
« Estampes, le 6 septembre 1792.
« Mon départ d'Orléans te surprendra sans doute, mon cher ami, et je t'avoue que j'en ai été plus étonné que tu ne le seras sans doute. Rien, jusques il y a huit jours, ne nous promettait ce changement de domicile, mais le destin en a décidé autrement ; il faut suivre son sort. 1,500 hommes de la gardo nationale parisienne sont venus à Orléans pour partager auprès de nous le service des habitants de cette ville. Leur séjour dans cette ville n'a attiré encore aucun événement fâcheux; mais le troisième jour est arrivé un ordre de l'Assemblée nationale, je crois, pour nous transporter à Saumur. Le chef des volontaires parisiens et le corps entier ont eu des raisons pour changer notre destination, et notre départ pour Paris a été décidé. Nous nous sommes donc embarqués le l\ ^et arrivés ici il y a deux jours. Nous y séjournerons demain et arriverons dimanche dans la capitale. Nous désirerions joiiir de l'incognito, mais cela ne se peut pas; à deux heures après midi, 53 prisonniers et une escorte de 3,000 hommes, sans compter ce qui peut-être viendra audevant de nous, en démontre l'impossibilité. A notre arrivée ici nous avons eu des commissaires de la municipalité de Paris. Ils sont, je pense, porteurs d'ordres qui ont pour objet notre sûreté ; il est bien difficile de la garantir. Notre parti est pris là-dessus.
1. Cette lettre a dû être écrite par M. Larivière, officier du régiment de Cambrésis qui se trouvait parmi les prisonniers et qu'il ne faut pas confondre avec le juge de paix Estienoe Larivière, dont nous avons rapporté plus haut les deux lettres.