‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 4)Chapitre 250 sur 262 · Voir ci-detsns page · texte numérisé non relu

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Les assassins de Couches et de Meaux avaient été poursuivis plus vigoureusement, dès le lendemain des scènes lamentables que nous avons racontées (pages 322 et 338). Les autorités de Saône-et-Loire et de Seine-et-Marne avaient commencé des poursuites contre les individus que la clameur publique accusait d'être les auteurs principaux de ces meurtres.

L'instruction commencée dès le 9 septembre contre les prévenus de Fassassinat de Couches aboutit, dès le 17 janvier, à oeuf condamnations à mort par contumace.

Celle commencée à la même époque par les autorités judiciaires du district de Meaux amena une déclaration du jur\' d'accusation, qui déféra au tribunal criminel de Seine-et-Marne cinq individus ^ compromis dans cette affaire.

Le 20 jan\ier, le jour même où la Convention venait de prononcer sur le sort du malheureux Louis XVI, des voix girondines demandent « que le décret qui condamne le t\-ran soit immédiatement suivi d'un autre qui ordonne des poursuites contre les provocateurs , auteurs , complices et adhérents des assassinats et des brigandages commis dans les premiers jours de septembre 1792. » Barrère lui-même appuie la motion: en vain Chasles et Marat hurient-ils pour demander la question préalable; la proposition de Gensonné, faiblement amendée par Tallien , est adoptée à une immense majorité et au mih'eu des acclamations les plus vives ^.

Le club des Jacobins s'émeut très-vivement de cette levée de bouclierset vient, le8 fé\Tier, par lorgane du citoyen Roussillon, électeur de la section de Marseille, lire une pétition * qui était censée présentée au nom des défenseurs de la patrie des quatrevingt-quatre départements. Nous sommes obligé den citer quelques passages pour donner une idée des mensonges audacieux que le rédacteur y avait entassés.

« ... Les tyrans se liguent contre nous, et c'est dans le moment que nous allons les combattre que vous avez rendu un décret

i. Le Moniteur du ifémer 1703, pago 161, annonce que huit prévenus ont été arrêtés par suite de cette instruction dans la nuit du 27 au 28 jauTier.

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