‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 4)Chapitre 52 sur 262 · Collection des lois de 1792, t. X · texte numérisé non relu

Collection des lois de 1792, t. X

iiieDtés soDt coDlraÏDls à sortir, sous huit jours, du département où ils oot leur résidence, et, sous quinzaine, de ce que Ton appelait encore le royaume. Étrange désignatico d*un ordre de choses qui nétait plus la royauté, qui nVtait pas encore la république, et qui ne méritait, à vrai dire, qu'un seul nom, celui d'anarchie !

Pendant les quinze jours de délai qui leur étaient accordés, les prêtres insermentés pouvaient choisir le lieu de leur exil ; mais, la quinzaine expirée, ceux qui n'auraient pas obéi au décret de bannissement devaient être déportés à la Guyane française. Les directoires des districts avaient la mission de les Taire arrêter et conduire de brigade en brigade aux ports de mer les plus voisins. Un secours de trois livres par journée de dix lieues était acconlé aux indigents.

Pour l'exécution d'une pareille loi, si conforme à ses passions, si directement inspirée par ses colères, la commune déploya un zèle extraordinaire. En vertu d*un arrêté sfiécial, tous les prttres qui se trouvaient sous le coup de la loi du 20 août, étaient tenus de faire inscrire dans les vingt-quatre heures, sur un registre ouvert dans chaque section, leur nom, leur signalement et le f>ays qu'ils avaient choisi pour retraite^. Le département de police devait sur-le-champ leur délivrer un passe-port.

Voilà ce qui avait été promis; en fait, voici ce qui arriva. Après que les malheureux prêtres insermentés

1 . MM. Bûchez et Roux, dans leur Histoire parlementaire, t. XVII, p. 159, donnent le texte mAme de cet arrêté.

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