LETTHE DE DE SÈZE AU COMITÉ DE SURETE GÉNÉRALE
(Voie page 455.)
Le citoyen de Sèze, quoique placé sous la sauvegarde de lit loi par la Convention elle-même, pour le ministère qu'il a rempli avec ses deux collègues au mois de janvier dernier, a été arrêté par un ordre du Comité de sûreté générale et renfermé dans ia maison de la Force.
Déjà depuis deux mois il subit dans cette prison toutes les misères de la captivité sans se plaindre, et sans connaître même le motif qui a pu être la cause de sa détention.
Le citoyen de Sèze peut cependant invoquer l'opinion publique sur sa vie et sur son caractère.
Uniquement livré aux détails de ses affaires privées, dont les besoins de sa famille lui faisaient un devoir pressant, il n'a jamais donné, à aucune époque, aucune prise sur sa conduite, et son nom n'a jamais été mêlé à aucune espèce d'intrigues.
Retiré même depuis longtemps à la campagne avec sa famille, il y a toujours vécu en citoyen paisible et en hommesage.
Il n'a d'ailleurs, quoique père de plusieurs enfants dont l'éducation exige ses soins, aucune fortune.
Il a, en récompense, le bonheur d'être cher à la commune dans laquelle il habite, et qui est venue elle-même le réclamer au Comité de sûreté générale et y attester la tranquillité et la pureté de sa vie.
Le citoyen de Sèze espère que le Comité de sûreté générale
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ne refusera pasenfln de le rendre a celte commune, qui n'a pas craint d'être son garant et qui offre de le garder au milieu d'elle, comme un citoyen dont elle répond et dont elle est sûre.
Les affaires domestiques du citoyen de Sèze souffrent d'ailleurs infiniment de la privation de sa liberté.
Ses enfants en souffr ent encore davantage.
Quant à lui, il attend la justice qu'il ose dire lui être due avec le calme d'une conscience sans reproche et la confiance que lui inspire sa conscience même.
TABLE DES ÏIATIÈHES
DU TOME CIMQL'IKMB.