‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. deuxièmeChapitre 162 sur 237 · Logograplie , p · texte numérisé non relu

Logograplie , p

Il avait déposé l'état même au comité de la section du Louvre.

des cours, l'hôtel du gouverneur du Château, neuf cents toises de baraques, de masures et de maisons; déjà les flammes gagnaient le pavillon Marsan et celui de Flore, menaçaient d'envahir le quartier Saint-flonoré. La nouvelle commune n'avait pas répondu à l'appel qui lui avait été adressé; elle avait bien autre chose à faire qu'à empêcher la destruction « du palais du tyran. »

On revient donc averlir l'Assemblée des développements que prend l'incendie, et son président donne des ordres aux pompiers, tout en expédiant un nouvel avis à la municipalité et aux commissaires des sections1. Mais les pompiers ne tardent pas à annoncer qu'il leur est impossible d'agir : « On tire sur eux, on menace de les jeler dans le feu. » Des députés, qui avaient toute la faveur populaire, Merlin, Lecointre, Calon, se mêlent à la foule, lut représentent que les Tuileries sont une propriété nationale; mais ils parlent en vain. Chabot, qui a visité le théâtre de l'incendie, rapporte qu'il est urgent d'en arrêter les progrès et propose de charger de ce soin le patriote Palloy, qui est, dit-il, « très-propre par son talent et son civisme à rendre des services2. » Celte proposition est adoptée.

1. Procès- verbal officiel, p. 15. L'Assemblée ne savait à qui s'adresser 'et invoquait en môme temps le secours de l'ancienne et de la nouvelle autorité municipale.

1. Palloy était un architecte que l'on voyait apparaître toutes les fois qu'il y avait des démolitions patriotiques ii opérer; voici le rapport qu'il envoya le H août à, l'Assemblée :

« Monsieur le président, it J'ai l'honneur de vous prévenir que les progrès du feu sont entié-

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