‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. deuxièmeChapitre 161 sur 237 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

pillages au Château1. » Un second ajoute : « Il serait très-instant d'envoyer des commissaires et des gardes pour empêcher le pillage, n On écoute à peine et l'on ne prend aucune mesure. L'argentier du roi, qui tient à mettre à couvert sa responsabilité, présente un double de l'état des pièces qu'il avait le matin2; il est fort mal accueilli. L'Assemblée répugne évidemment a se charger des objets précieux; elle invite ceux qui les lui apportent à s'adresser plutôt à la commune qu'à elle, enfin elle rend le décret suivant :

« L'Assemblée nationale, après avoir décrété l'urgence, « décrète que l'argent, les meubles effets et bijoux, qui « pourront être recueillis aux Tuileries, seront remis « à la municipalité, qui en disposera conformément aux « lois. »

Dès lors, le courant change de direction; ce qui peut être sauvé du pillage, va se noyer entre les mains de ceux qui se sont emparés de l'Hôtel de Ville ; ces mains n'étaieDt pas toutes pures, comme nous le verrons par la suite, et une partie des effets d'abord sauvés fut l'objet de dilapidations qui, plus habilement opérées, né laissèrent aucune trace dans les procès-verbaux.

Ce futaussi à la commune insurrectionnelle que l'Assemblée nationale confia le soin d'éteindre l'incendie allumé aux Tuileries. Le feu avait déjà dévoré les deux superbes écuries de la garde à cheval, tous les bâtiments

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