SECTION DE BONDI
■Ci
Cette section, qui se tenait, en 1792, dans l'église des Récollets, comprenait 1,400 citoyens actifs.
Elle s'est appelée seciionde Bondy, de 1790 à 1813; quartier delà Porte-Sainl-Marlin, depuis 181
On ne trouve sur les registres de cette section rien qui soit relatif à l'arrêté Mauconseil.
■ Elle envoya, dès minuit, ses trois commissaires à l'Hôtel de Ville.
SECTION DU TESIPLB.
Cette section, qui se tenait, en 1792, dans l'église des Pères- Nazareth, comprenait 1 ,700 citoyens actifs. Elle n'a jamais changé de nom depuis 1790.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
m HISTOIRE DE LA. TERREUR.
La section déclara « rejeter et improuver l'arrêté Mauconseil, comme contraire à la loi et à la constitution, comme dangereux dans ses principes à la tranquillité publique, et attentatoire à l'autorité de l'Assemblée nationale. » Le 9 août, elle leva sa séance à neuf heures et demie du soir. Un certain Curtius (probablement l'inventeur des figures de cire, il était fort avancé dans les idées révolutionnaires, comme nous le verrons dans un volume suivant) lui avait cependant annoncé que le tocsin sonnerait dans tout Paris à minuit, mais il ne put préciser de qui il tenait « cette désagréable nouvelle. »
Elle ne nomma ses commissaires que le 11 août.
Cette section comptait parmi les plus modérées. Le comité de surveillance de l'Assemblée nationale lui avait écrit, comme à toutes les autres sections, le 10 août, pour inviter tous les citoyens à dénoncer « les personnes suspectes et criminelles contre la patrie. » Le procès-verbal constate que tous les citoyens présents déclarèrent n'avoir à faire aucune dénonciation.
SECTION DE P0PINC0UBT.
Cette section se tenait, en 1792 , dans l'église de Popincourt, et comprenait 1,300" citoyens actifs.
Elle s'est toujours appelée ainsi depuis 1790.
La section refusa de rien statuer sur l'arrêté Mauconseil; ce ne fut qu'après de longues hésitations qu'elle se décida à nommer les-trois commissaires que sa voisine, la section des Quinze- Vingts, lui avait demandé d'envoyer à l'Hôtel de Ville. Les excitations et les faux rapports de toute nature ne lui avaient pourtant pas manqué ; on était venu lui rapporter « qu'à l'Assemblée nationale on avait enjoint au maire de déployer le drapeau rouge, mais que Pétion avait répondu qu'il ne le ferait jamais, parce que le ci-devant maire l'avait emporté dans sa poche. » On s'aperçoit du désordre qui régnait, la nuit du 9 au 10 août, dans cette section à cette singulière mention du procès-verbal : <c Un membre demande que les daines rentrent dans les places qui leur sont assignées, afin qu'elles ne se trouvent pas au milieu de l'assemblée. »
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
La section Popinconrt déclara qu'elle n'exécuterait tes ordres qui pourraient lui parvenir de la maison commune, qu'autant qu'ils lui seraient transmis par l'organe de l'un de ses commissaires.