SECTION DE LA RUE DE MONTREUIL
Cette section se tenait, en 1792, dans l'église Sainte-Marguerite, et comprenait 1,500 citoyens actifs.
Elle s'est appelée section de Montre-ail, de 1790 à 1813 ; quartier du Faubourg-Sainl-Antoine, de 1814 à 1860.
Sur les conseils des délégués du conseil de la commune elle n'adhéra pas à l'arrêté Mauconseil. Le 9 août, elle hésita longtemps à suivre, même de loin, ses frères et voisins des Quinze- Vingts. Au moment où, à 11 heures du soir, elle recevait l'arrêté l'invitant à nommer ses trois commissaires <i pour se réunir à la maison commune, et s'occuper ensemble des moyens de sauver la patrie, » un' officier municipal se présenta et « témoigna toute sa satisfaction de voir la section de Montreuil dans une union et dans une tranquillité parfaites. »
<i A deux heures moins un quart, ajoute le procès-verbal, une quantité de personnes inconnues se sont portées vers le bureau et ont sommé M. le président de leur donner i'ordre de sonnerie tocsin. M. le président n'ayant pas consenti à cette demande, en leur observant que leur marche était incendiaire et illégale, cette observation n'a pu faire aucun effet sur les particuliers ; ils se sont portés au clocher en faisant fracture à une porte et ont sonné l'alarme. »
Naturellement, après cette irruption des émentiers, les quelques citoyens actifs qui restaientdans la salle de la section s'empressèrent de nommer les trois commissaires que leur demandaient les Quinze-Vingts.
SECTION DES QMNZE-V1KGTS.
Cette section se tenait, en 1792, dans l'église des Enfants- Trouvés, et comprenait 2,000 citoyens actifs.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Elle n'a jamais changé de nom depuis 1790.
Elle adhéra avec le plus vif empressement à l'arrêté Mauconsei) , et déclara qu'elle soutiendrait cette section dans toutes ses démarches.
Elle fut, le 9 août, le pivot de l'insurrection.
SECTION DES GRAVI LLIEftS.
Cette section se tenait, en 1792, dans l'église Saint-Martindes-Champs, et comprenait 3,300 citoyens actifs.
Elle s'est appelée sectionnes Gravilliers, de 1790 à 1812 ; puis quartier Saint-Martin-des-Champs, en 1813, et n'a plus changé de nom.
f .es registres de cette section, pour l'époque d'août 1792, n'ont pas été conservés, mais ses opinions sont assez connues pour que l'on ne puisse pas douter qu'elle adhéra à l'arrêté de la section Mauconseil, et qu'elle envoya, dans la nuit du 9 août, des commissaires à l'Hôtel de Ville.
SECTION DU F A UEO U RG-S A1NT-DEN 1S .
Cette section se tenait, en 1792, dans l'église Saint-Laurent, et comprenait 1,300 citoyens actifs.
Elle s'est appelée section du Faubourg-Saint-Denis, de 1790 à 1792; section du Faubourg-du-Nord, de 1793 à 18H ; quartier du Faubourg-Saint-Denis, en 1813, et n'a plus changé de nom.
Cette section se contenta de répondre aux commissaires de la section Mauconseil qu'elle examinerait leur adresse et leur ferait passer son vœu ; elle n'y donna aucune suite. Quoique invitée par la section des Quinze-Vingts à nommer des commissaires en leur donnant pleins pouvoirs pour sauver la patrie, elle envoya à l'Hôtel de Ville des délégués seulement chargés de prendre des renseignements sur ce qui se passait et de venir faire leur rapport.
A leur retour, et sur leur insistance, elle leur donna enfin tout pouvoir de prendre, avec les commissaires des quarante-sept
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
NOTES
autres sections, « tous les moyens qui paraîtraient les plus propres à sauver la patrie, que les commissaires avaient annoncé être menacée des dangers les plus imminents. » Ces allées et venues durent nécessairement prendre beaucoup de temps, et les commissaires de la section de Saint-Denis ne durent siéger avec les prétendus représentants de la majorité des sections que lorsque la séance était ouverte et plusieurs des plus graves décisions déjà prises.
De ces trogi commissaires, l'un fut reconnu n'avoir jamais appartenu à la section, tant la nomination avait été faite avec précipitation etirrégularité; un autre vint, quelques heures plus tard, résigner ses pouvoirs, les ayant jugés insuffisants pour adhérer aux mesures violentes prises par les commissaires réunis et notamment à la suspension de la municipalité.