‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. deuxièmeChapitre 97 sur 237 · SECTION UE BONNE-NOUVELLE · texte numérisé non relu

SECTION UE BONNE-NOUVELLE

« Messieurs,

« J'ai l'honneur de vous prévenir que le bataillon de Bonne-Nouvelle vieni à l'instant de partir de la caserne, au nombre de cinq à six cents citoyens de toutes armes, avec canons et drapeaux, sans aucun ordre. On vient de me dire que l'ordre avait été donné par M, Champenois, président de l'assemblée de la section Bonne-Nouvelle. Plusieurs personnes animées paraissent le diriger; quelques-unes môme sont inconnues. Les coin mandants et officiers ont fait de vains efforts pour les retenir. Ils ont été impuissants. Ils ont dit en parlant qu'ils allaient se réunir au bataillon de Sain t-Jacques-l' Hôpital. Le tocsin sonne.

« Le commissaire de police, * « Signé, Caffin. »

Ce qui se passa dans la section Bonne-Nouvelle dut se reproduire ailleurs. Voici les indications que nous trouvons dans les procès-verbaux relativement aux mouvements de la garde nationale durant la nuit du 9 au 10 août :

La section de Popincourf, vers une heure dtl matin, ordonne qu'un rappel sera battu afin que chacun se rende à son poste .

La section du Louvre arrête que tous les citoyens prendront les armes, veilleront pendant ia nuit à la sûreté de la ville de Paris, et qu'on demandera è la municipalité des tentes pour Taire camper les citoyens armés sur les gazons du Louvre.

La section des Quinze- Vingts ordonne au commandant en second d'assembler le bataillon en armes et de le faire marcher où le danger de la pairie appelle ses défenseurs.

La section des Invalides requiert le chef de bataillon de ne pas

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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