‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 104 sur 308 · Voir plus haut, page · texte numérisé non relu

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2. Par un étrange retour des choses humaines, le bataillon formé pour renverser la faction jacobine fut, après la soumission de Bordeaux, envoyé dans la Vendée où il aida à défendre l'autorité de ceux qu'il avait eu mission de combattre.

mission populaire prononça elle-même sa dissolution.

Cette soumission était sans doute plus apparente au*' réelle, puisque chacun de ses membres, rentré dans le corps qui l'avait délégué, conservait sous un antre nom l'exercice des pouvoirs publics. Mais tous étaient prêts ii se démettre sans réserve et, en présence de l'apaisement sincère des esprits, de grands malheurs pouvaient être évités. La Convention ne voulut écouter ni la voix de Ut raison, ni celle de l'humanité. A l'indulgence que conseillait la politique préférant les rigueurs que réclamaient les passions révolutionnaires, elle rendit, le 6 août, un décret terrible et mit hors la loi tous ceux, qui avaient provoqué la création de la Commission populaire de salut public, concouru ou adhéré à ses actes'.

En exagérant la répression, la Convention fit renaître la résistance.

Chacun, en effet, se sentait menacé par un décret

1. Le décret du G août 1793, sur les événements do Bordeaux, est ainsi conçu :

Art. ibt. Tous les actes faits par le rassemblement qui a pris à Bordeaux le titre de Commission populaire de salut public, sont anéantis comme attentatoires à la souveraineté et à la liberté du peuple français.

Art. 2. Tous les membres qui composent ce rassemblement, ainsi que tous ceux qui ont provoqué, concouru ou adhéré à ses actes, sont déclarés traîtres à la patrie et mis hors la loi. Leurs biens sont confisqués au profit de la République.

Art. 3. La commune de Bordeaux réintégrera, dans l'heure de la notification du présent décret, les 3o7,:i20 piastres enlevées à main armée, à l'hôtel de la monnaie, et qui étaient destinées au service de la marine.

Art. 4, Tous les dépositaires actuels de l'autorité publique, dans la ville de Bordeaux, répondent individuellement sur leur tfite de la

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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