C 011 M UN 13 DE PARIS
Le 5 juin 1793, l'an 2* de la République française. Colombeau , secrétaire-greffier de la Commune de Paris,
«. Au Citoyen Deforgues, adjoint au ministre de la guerre. « Ciloyen,
« Le citoyen Maire me remet à l'instant votre lettre de ce jour relative au volontaires cazernés a Courbevoye et à Ruelle qui se sont
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tant d'arrogance, il conçut un instant la pensée de secouer la tyrannie de la Commune et de rendre la Convention à elle-même en lui faisant entrevoir le triste abaissement de son rôle. La tentative était délicate. Le Comité confia la rédaction de son rapport à la plume du souple Barère. Celui-ci composa, pour la circonstance, un morceau qui peut être considéré comme le chefd'œuvre du genre inauguré par ce caméléon politique. Chaque phrase y est à double entente, chaque proposition a sa contre-partie. Le rapporteur du Comité décerne des éloges aux. hommesqui ont préparé les événements du 2 juin, et il propose en même temps de briser les pouvoirs dont ils se sont emparés ; il exalte le courage montré par la Convention dans cette journée, et il reconnaît un instant après qu'elle s'est laissé dominer par des individus sans autorité et sans mandat; il lance également ses anathèrnes sur les violents et sur les modérés, sur les démagogues et sur les fédéralistes; il a des tristesses patriotiques ; il déplore les outrages faits à. la représentation nationale, mais il les déplore en les excusant;
rendus dimanche dernier à Paris. Déjà le citoyen Maire a rendu comple an Comité de salut public des motifs qui ont occasionné ce déplacement : la Commune de Paris remet un drapeau à chacun des bataillons parisiens qui parlent pour la Vendée. Le bataillon cazerné à Courbevoye et à Ruelle s'est, comme les autres ont fait précédemment, rendu à la maison commune de Paris dimanche dernier, et a reçu son drapeau du Conseil général de la Commune. Il ne lui a été remis qu'à trois heures après midi, ce qui a pu relarder sa rentrée à. la cazerne. Ces motifs sont les seuls qui aient pu occasionner la marche du bataillon en question, et la Municipalité ne pourra vous donner à cet égard aucun autre renseignement. »
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