Voir tome VII, page
HISTOIEE DE LA TERREUIi.
était composé d'abord de neuf membres : Barère, Delmas, Bréard, Cambon, Danton, Guyton-Morveau, Treilhard, Lacroix et Robert Lindet. Le 30 mai, l'Assemblée lui adjoignit cinq autres représentante, chargés spécialement de la rédaction du nouveau plan de constitution : ce furent Hérault- Séchelles, Mathieu, Ramel, Couthon et Saint-Just. Par un décret ultérieur, il fut décidé qu'ils siégeraient, au même titre que les membres primitifs, et prendraient part à toutes les délibérations ; le nombre des membres du Comité fut ainsi porté un instant à quatorze.
Le 5 juin, Bréard, malade, se retira : le 17 et le 22, Treilhard et Mathieu furent envoyés en mission à Bordeaux ; ils furent remplacés par Berlier, Gasparin et Jean Bon-Saint- André '.
Le 10 juillet, Camille Desmoulins attaqua très vivement le Comité de salut public : il lui reprocha de n'avoir pas utilisé les talents du seul général capable, selon lui, de sauver la République, Arthur Dillon, devenu son ami et pour ainsi dire son commensal; il rendit le Comité responsable de tous les désastres qui, depuis trois mois, avaient accablé les armées républicaines, en Vendée et sur la frontière du Nord; il l'accusa enfin de vouloir s'ériger « enChambre haute », et de a royaliser ses fonctions et ses actes». Jean Bon-Saint-André, Lacroix,
i. Le 4 juillet, à la suite d'une discussion assez vive sur l'insurrection normande, la Convention adjoignit au Comité de salut public Duroy et Francaslel, pour concerter avec les antres membres les moyens d'étouffer les troubles de l'Eure ; mais cette adjonction n'eut pas de suite; Duroy et Francastel ne siégèrent pas un seul jour au Comité.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France