Moniteur du 30 août
2. \" juillet1793, capitaine au 13e régiment de chasseurs à cheval: 5 juillet 1793, chef d'escadrons ; 3 juillet 1793, adjudant général chef de brigade; 4 juillet 1793, général de brigade.
tique fort obscur dont le théâtre n'avait pas récompensé les efforts et qui cherchait une revanche dans la politique. En 1792, pendant l'occupation de la Belgique, il avait été le fléau de l'armée du Nord; en 4793, il devint celui de l'armée des côtes de La Rochelle.
Au moment de l'envoyer en Vendée, Bouchotte l'avait pris pour adjoint. Il était arrivé à l'armée muni de pleins pouvoirs avec dix aides de camp, un essaim de filles publiques et un état-major de jeunes drôles plus disposés à parader avec leurs épaulettes qu'à marcher au feu. Quand, à quelques mois de là, il reçut un grade militaire, il n'en conserva pas moins ses fonctions d'adjoint au ministre de la guerre : it y joignit seulement le titre de général ministre^ étrange cumul qui lui permettait de passer des revues, comme général, les jours de fête, et de rester en arrière, comme ministre, les jours de danger. En réalité, il ne songeait qu'à ses plaisirs ou à ses rancunes et, pendant qu'il accordait sa protection ouverte aux fournisseurs les plus véreux, il dénonçait les honnêtes gens qui ne voulaient pas plier devant lui. Le Comité de salut public appréciait tout particulièrement ce dernier genre de services et était disposé à pardonner beaucoup à ceux qui avaient le triste courage de les rendre. Il laissa donc, au grand scandale de tous, Ronsin acquérir, par ses excès mêmes, de nouveaux titres à sa confiance jusqu'au jour où, comme récompense, il lui commit, avec le commandement de tous les coupe-jarrets de la capitale, ia direction suprême de l'armée révolutionnaire.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France