Journal des Débats et Décrets, n a 268, p
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
20i HISTOIRE DE LA TERREUR.
blant : « Citoyens, répète— t-il» je suis IsDard, député à l'Assemblée nationale ; je vous invite à vous retirer et je vous réponds sur ma tête que vous aurez satisfaction 1 . »
Que faisait l'Assemblée au nom de laquelle Isnard venait ainsi de parler? On se le rappelle, elle avait levé sa séance aussitôt après le défilé populaire ; mais en sortant du manège, bon nombre de députés s'étaient aperçus du trouble qui se produisait autour des Tuileries et étaient successivement rentrés dans la salle des séances. A cinq heures environ, un des anciens présidents, Guyton- Morveau, monte au fauteuil et fait ouvrir les portes des tribunes 2 .
Déjà le rapporteur du comité des finances avait entamé la lecture d'un décret, lorsqu'il est brusquement interrompu par Regnau H-Beaucaron qui s'écrie :
« J'apprends que les jours du roi sont en danger ; je demande que l'Assemblée se transporte en corps auprès de lui pour sauver sa personne. »
« L'objet est pressant, ajoute Hébert (de Seine-et- Marne), il n'y a pas à délibérer. — Ah bah ! lui répliquet-on à gauche. — Le roi ne peut être en danger au milieu