LIVRE II
Enfin, sur les avis réitérés qu'il reçoit du château , Pétion comprend qu'il ne lui est pas possible de rester plus longtemps sans agir ou avoir l'air d'agir. Il fait donc atteler sa voiture, quitte son dîner inachevé 1 , prend avec lui l'administrateur de police, Sergent, et le secrétair de la mairie, Joseau; et arrive aux Tuileries à travers des embarras innombrables. Descendus de voiture dans la cour des Princes, Pétion et Sergent ceignent leurs écharpes et s'avancent à travers la foule qui s'écarte sans trop de difficultés, car les populaires magistrats savent payer leur passage par plus d'une flatteuse harangue. Quand Pétion engage les citoyens à conserver la dignité qui convient aux hommes libres 2 , on l'applaudit avec frénésie. Gonjure-t-il le peuple de « prendre garde aux malveillants qui pourraient se glisser dans son sein et l'exciter à quelque désordre, afin de le calomnier, lui et ses magistrats, » on l'applaudit encore, mais moins généralement ; iosinue-t-il qu'il serait temps de se retirer avec ordre, on ne l'écoute plus. En marchant, les officiers municipaux ne font qu'accroître l'encombrement contre lequel ils luttent; car ils ouvrent eux-mêmes une voie
viduellcment, à la réception de celte lettre, de considérer si celle forme de convocation était légale ; mais ayant appris à la maison commune- qu'il n'y avait point de conseil généra), nous vous prions de nous lever cette incerlilude, en nous répondant si ou non celle invitation a élé faite par votre ordre, et si oui ou non il y aura ce jour conseil général. Nous attendons voire réponse.
« Signé : Aug. de JJourgiïs, nolablo, J. Hjrjuet, AIanb. a
\, Dit-il dans sa défense.