Déclaration Fontaine
B. Rapport Sergent.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Livau ir.
~f Je ne crains rien, réplique le souverain outragé, on peut le remarquer; d'ailleurs je n'ai couru aucun danger, puisque j'étais entouré de ia garde nationale. »
Pétiou essaye d'engager les citoyens à se retirer, mais il le fait si froidement 1 que nul ne bouge. On crie de nouveau : « Rappelez les ministres, levez le veto! » Un grand jeune homme blond parvient près du roi , et lui tient cet étrange discours :
« Sire, vous n'êtes point accoutumé à entendre la vérité; je vais vous la dire au nom du peuple... Au nom de cent mille âmes qui m'entourent, je vous le dis : si vous ne sanctionnez pas les décrets de l'Assemblée, s; vous ne rappelez pas les ministres patriotes que vous avez renvoyés, si vous ne marchez pas la* constitution à la main , nous vous ferons descendre du trône ; le règne des tyrans est passé... La sanction des décrets, leur exécution, ou vous périrez 2 ! »
Pétion n'a pas imposé silence au jeune forcené; il l'a laissé parler sans l'interrompre. Indigné, le municipal Champion se tourne vers le maire et lui crie : « Mais ordonnez donc, au nom de la loi, au peuple de sortir... Un grand danger nous menace, il faut parler ! » Le maire hésite encore, et c'est le roi qui répond pour lui au jeune