‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 124 sur 191 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Parmi' les femmes les plus violentes, raconte M. Micheletj « une fille s'arrête un moment et vomit mille imprécations. La reine, sans s'étonner, lui demande sâ elle lui a fait quelque tort personnel. « Aucun, réplique- « t-elle, mais c'est vous qui perdez la nation. On « vous à trompée, dit la reine* j'ai épousé le roi de « France, je suis la mère du Dauphin, je suis Française, « je ne reverrai jamais mon pays, je ne puis être heu- « feuse ou malheureuse qu'en France ; j'étais heureuse .« quand vous m'aimiez! » Voilà la 'fille qui pleure: « Ah! « madame, pardonnez-moi, je ne vous connaissais pas, « je vois que vous êtes bonne. »

Mais ce que ne raconte pas M. Michelet, c'est qu'en voyant cette fille sangloter, San terre s'écria : « Cette femme est saoule*. »

Le roi délivré, plusieurs officiers municipaux 2 vinrent dans la salle où se trouvait la reine pour la tranquilliser eten même temps hâter l'évacuation desesappartenients. Le chef de légion Lachesnaye avait établi dans cette salle, clans les galeries qui la suivent et dans ceQe du lit de parade qui la précède, deux haies de -gardes nationaux entre lesquelles la foule consentit à s'écouler. Plus d'un* criait encore : A bas lê veto! et Vive la nation! Certains se demandaient curieusement les uns aux autres : Où est-il donc, le gros Veto? Est-ce là le lit du gros Veto? Ah! Kl. Veto à m plus beau lit r/ue noits & !

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