‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 127 sur 191 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

sous le vestibule et y rester jusqu'au complet écoulement du dernier flot populaire 1 .

La garde nationale ayant repris possession de tous les postes, le maire parcourut les appartements et les abords du château ; n'y ayant plus trouvé aucun envahisseur, il s'en alla rendre compte h l'Assemblée nationale des événements du jour et de sa conduite.

L'Assemblée avait écouté, non sans quelque impatience, les rapports qui lui avaient été faits, soit par ceux qui s'étaient rendus d'eux-mêmes auprès du roi, soit par ceux qu'elle y avait envoyés. Brunck ayant traduit ainsi les paroles du monarque : « Je suis tranquille, je suis au milieu de mon peuple, » cette expression mon peuple souleva de si violents murmures qu'if fallut excuser l'orateur, sur ce qu'en sa qualité d'Alsacien il lui était permis de ne pas parler très-bien le français. Mais un autre député ayant encore prononcé les mots son peuple, les interruptions les plus vives s'entre-croisèrent et le calme ne se rétablit que quand enfin Lejosne déclara péremptoirement qu'il avait entendu dire au roi le peuple français 2 .

Un autre incident fait surgir une nouvelle tempête. Un député du lîas-Rhin, Arbogasl, demande qu'une dépulalion spéciale de douze membres soit envoyée auprès du prince royal ; un député de la droite, appuyant sa motion, s'écrie : « Nous sommes responsables envei"S la nation et envers l'Europe entière de la conservation

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