‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 128 sur 191 · Tous les rapports s'accordent sur ce poinî · texte numérisé non relu

Tous les rapports s'accordent sur ce poinî

%, Journal des Débats et Décrets, p. 284 et 285. ;

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

ap HISTOIRE DE I^A TERRECR.

du roi et du prince royal. «— Il semblerait que nous avons quelques craintes sur la sûreté de la personne du roi? réplique vivement Lasource. — Oui, oui, çrie-k-on d'un côté. — Vous insultez le peuple français } » répond-on de l'autre. « On ne dira, crie Léopold, que le roi court des dangers que quand il aura été assassiné. La nation a été avilie dans la personne de son représentant héréditaire. » Les murmures continuent jusqu'au moment où, sur la motion de Lasource, l'ordre du jour est mis aux voix. La minorité de l'Assemblée se lève contre, et, en récompense de son énergique attitude, elle recueille les huées des tribunes.

Les débals avaient été repris assez paisiblement sur divers objets inscrits à l'ordre du jour, quand parais^ sent à la barre le maire de Paris et deux officiers municipaux. Aussitôt le tumulte recommence : applaudissements d'un côté, menaces et cris dédaigneux de l'autre. Pétion reste quelques moments interdit, le rouge lui monte au Iront, et chacun remarque dans sa placide physionomie « une agitation de muscles qui ne lui est point ordinaire 1 . »

Peu à peu il se remet, et, réclamant l'indulgence de sos auditeurs parce qu'il n'a pas eu le temps de mettre ses idées en ordre, il essaye de commencer un discours, difficile a improviser, car i| doit être d'autant plus sonore qu'il sera plus mensonger.

« On a eu des inquiétudes, dit-il , le roi n'en a point eu. Il connaît les Français, il sait que les magistrats du

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