‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 149 sur 191 · GO · texte numérisé non relu

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HISTOIRE DE LA TlïRREUlî.

rai au conseil. Enfin, le ministre de l'intérieur lui-même était invité à coopérer à la recherche de la vérité, à fournir les éclaircissements nécessaires S notamment sur l'ouverture de la porte royale qui avait donné passage aux envahisseurs du Château.

L'attitude de plus en plus énergique de l'autorité départementale, celle peu sympathique d'une partie notable du conseil général de. la commune, enfin les ordres de l'Assemblée nationale déterminèrent Pétion à s'expliquer dans un mémoire qui fut immédiatement rendu public. Ce mémoire était intitulé : Conduite tenue par le maire de Pans à l'occasion des événements du 20 juin 1792 2 ; il commençait par ces mots :

« Puisque les soupçons les plus injurieux, les calomnies les plus infâmes m'environnent sans cesse, je dois rendre un compte vrai d'une conduite défigurée par la malveillance et par l'intrigue. Cette conduite est essentiellement liée à celle de la municipalité, puisque je ne me suis pas séparé d'elle, que nous avons marché de concert, et que, pour mieux dire, c'est le corps entier qui a agi. »

Ainsi, pour se décharger de la terrible responsabilité qui pesait sur lui , Pétion voulait en répartir le fardeau sur les épaules de tous ceux dont il était entouré. Cependant, comme nous l'avons démontré, le conseil gé-

1. Lettre du département au ministre île l'intérieur ; 25 juin.

2. Ce Mémoire, annoncé au Moniteur du 24 juin, a «lé imprimé in extenso dans le recueil des actes de ta mairie de Pétion et parmi les pièces publiées par ordre du département. Il a clé reproduit dans ia Revue rétrospective et Y Histoire parlementaire , l. X V.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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