LIVRE n
Ainsi, le 16, lorsque les pétitionnaires des faubourgs se présentèrent à. l'hôtel de ville, le maire avait eu soin de se trouver absent et il putavoirl'aird'ignorer l'arrêté du conseil général, qui ne lut fut effectivement adressé en double expédition que le 48, par le secrétaire-greffier de la commune 1 .
Outre l'excuse tirée de son ignorance, Pétion en trouvait une autre que ses défenseurs ne manquèrent pas de mettre en avant, lorsque, plus tard, il fut accusé d'avoir failli à ses devoirs ; la voici dans toute sa naïveté : « Les pétitionnaires du 16 juin ne paraissaient être quë dés individus désirant marcher sans être ralliés sous le drapeau de la force armée et sans être dirigés par (es chefs reconnus par ià loi ; à cause de cela le conseil général avait dû ieur opposer un ordre du jour, mais ce n'avait été qu'un simple rappel à la loi, tjui, dans les circonstances ordinaires, ne méritaîi pas d'être notifié à l'autorité supérieure et ne nécessitait en lui-même aucune action répressive ; par conséquent, avant de requérir la force contre les citoyens des deux faubourgs, qui donnaient des .témoignages de patriotisme pur' et vif* il était iridispen-