‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 62 sur 191 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

Pélion avait cru devoir convoquer à la mairie, à neuf heures du soir, les chefs de la garde nationale des faubourgs agités, pour, disait la lettre de convocation, « traiter avec lui d'un objet important 1 . » les quatre administrateurs de police, Panis, Sergent, Vigner, Perron, étaient présents à cette conférence 2 .

Interrogé sur l'état des esprits dans son quartier, le chef du bataillon des Enfants-Trouvés, Santerre, assure que rien ne pourrait empêcher les citoyens et les gardes nationaux d'exécuter' la promenade en armes, décidée pour le lendemain.

Alexandre, chef du bataillon de Saint-Marcel, déclare que les dispositions de son quartier sont les mêmes que celles du faubourg Saint-Antoine ; qu'il y aurait peut-être un grand danger à vouloir opposer la force à l'exécution de ce qui est fermement résolu. Quant à lui, ne voulant pas aigrir ses concitoyens, il marchera avec eux, afin de les empêcher de se porter à aucun excès, et aussi afin de « modérer leur courage et leur impatience, si on vient à les provoquer*. »

Le chef du bataillon de Sainte-Marguerite, Bonneau, honnête chirurgien de la rue de Montreuil, mais faible et timide, se hasarde bien à présenter quelques observations,

Vingt?, cité dans le Journal des Débats et Décrets, w> 273, p. 3S9- 360, Rapport du commandant Alexandre, parmi nos documents sur Ja journée du 20 juin, à la lin de ce volume, noie IX.

1. Rapport Rœderer. — Texte du'billet reproduit dans le rapport dé Saint-Prix.

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