Journal des Débals et Décrets,*? 267, , p
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IIISTOlHE DE LA TERREUR.
du directoire sera faite; elle l'écoute en silence et passe à l'ordre du jour. Etait-ce une a'pprobation tacite, une indilfêrence calculée, un blâme déguisé ? Chacun put interpréter à sa guise cette décision. Les chefs du mouvement projeté y virent la preuve évidente que l'Assemblée n'était pas déterminée à suivre le département dans sa ligne de conduite énergique et courageuse ; ils agirent en conséquence.
Cependant l'agitation augmentait dans les faubourgs.
Les meneurs y représentaient la journée du lendemain comme une fête; « il n'y a rien à craindre, disaient-ils, en semêlantaux rassemblements, Pélion sera avec nous! » Ils excitaient la curiosité populaire, dépeignant d'avauce à la foule le plaisir qu'elle éprouverait à visiter les Tuileries, qui lui étaient inconnues, à voir chez eux monsieur et madame Veto. Si quelques individus timorés manifestaient certaines appréhensions, on leur montrait les canons des bataillons révolutionnaires, et Sanlerre disait tout haut qu'en dépit de l'arrêté départemental la garde nationale n'aurait pas d'ordres.
Les sections des Quinze-Vingts, de Popincourt, des Gobelins et d'autres encore siégèrent foute la nuit, et la fièvre démagogique y fut entretenue par l'envoi et la réception des députa lions fraternelles, qu'elles échangeaient entre elles à chaque instant 1 .
4. Procès-verbal de la séance du 19 juin d« la section des Quuizo-
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