LIVRE II
« C'est évident, s'écrie Jaucourt ; ceux qui les ont fait venir ne peuvent pas les renvoyer 1 . »
Plusieurs membres, appartenant aux divers cotés, réclament encore la parole, mais l'Assemblée déclare la discussion close.
Un nouvel incident vient accroître le trouble et la confusion. Les pétitionnaires se croient tellement sûrs qu'on ne peut rien refuser a. leur nombre et à leurs armes, que, pour eux, clôture de la discussion est synonyme d'octroi de leur demande. Us entrent dans la salle et paraissent à la barre avant qu'aucun décret ne les y autorise. Au milieu des protestations qui s'entre-croiserit, Je président est impuissant à' se faire entendre; il se couvre et, durant quelques minutes, la séance est interrompue. Des députés constitutionnels se portent vers la tribune, d'autres, debout à leurs bancs, interpellent le bureau afin qu'il maintienne l'inviolabilité du sanctuaire de la loi ; certains représentants, sans doute les amis des délégués de l'émeute, vont au-devant de ceux-ci, et, après une courte explication 1 , obtiennent d'eux qu'ils attendent pour entrer que l'Assemblée nationale le permette.
Pendant que les pétitionnaires trop impatients sont reconduits dans la salle d'attente, disons,un mot de ce qui s'était passé au dehors, depuis une heure ou deux