‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 90 sur 191 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

Sans plus s'inquiéter de trouver l'introuvable commandant général, les trois municipaux courent porter Tordre royal au détachement qui arrête le peuple à la porte de la terrasse. Mais l'ordre était déjà inutile; la porte venait d'être forcée 1 . Avait-elle été enfoncée avec une poutre 2 , ou simplement avait-elle cédé à la pression de la foule? C'est ce qui ne saurait être affirmé avec certitude. Quoi qu'il en soit, le fait qu'une première violence fut commise bien avant la sortie des pétitionnaires de l'Assemblée, fait nié ou passé sous silence par les historiens qui tiennent à faire considérer la journée du 20 juin comme une véritable idylle en action» ce fait est incontestable.

La majeure partie de la foule , celle qui avait accompagné l'émeute par pure curiosité, désœuvrement ou même entraînement, se répandit dans le jardin, heureuse de pouvoir à son aise se reposer de ses fatigues. Elle ne paraissait plus songer à entrer de gré ou de force soit chez les représentants du peuple, soit chez le roi, et rien n'eut été plus facile que d'empêcher le rassemblement, déjà presque dispersé, de se former de nouveau. Mais cela ne faisait pas le compte des meneurs, et il fallait que la journée fût complète. Aussi lorsque, comme nous

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