‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 91 sur 191 · Procès-verbal Boucher Saint-Sauveur et Mouchet · texte numérisé non relu

Procès-verbal Boucher Saint-Sauveur et Mouchet

2. Comme on le dit à J.-J. Leroux qui errail dans les environs. (Voir sa déclaration.)

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

allons le voir, la tête de la colonne, restée dans la cour des Feuillants, reçut la permission de défiler devant l'Assemblée, on fit battre le rappel par les tambours appartenant au bataillon des Quinze-Vingts; toute la foule disséminée dans le jardin des Tuileries s'empressa de se rallier, et le deuxième acte de ce drame, qui pouvait se changer à tous moments en une effroyable tragédie, commença.

L Assemblée nationale ne savait rien de ce qui se passait au dehors. Elle se croyait toujours sous la pression de dix. à quinze mille hommes armés. La brusque apparition des pétitionnaires avait répandu l'effroi parmi un certain nombre de ses membres. Le président s'efforce de l'excuser en' disant qu'elle a été la suite d'une erreur bien concevable au milieu d'une si grande agitation « La députation ne s'est point présentée d'elle-même, ajoute Lacroix; elle a été appelée par quelque huissier étourdi ; cela est si vrai que l'on a pu voir les citoyens se retirer aussitôt l'erreur reconnue ; l'Assemblée doit donc décider tranquillement si les pétitionnaires seront admis et ensuite si le cortège qui les accompagne sera autorisé à défiler 2. „

L'Assemblée décrète que la députation sera reçue; les citoyens précédemment éconduits sont ramenés; ils paraissent à la barre, et leur orateur, Huguenio s , com-

^. Moniteur.

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