‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 99 sur 191 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

« Et nous, demande un capitaine de gendarmerie au colonel Rulhière, qu'avons-nous à faire ? — Je n'ai point d'ordres, réplique celui-ci, mais je crois que la troupe est là pour soutenir la garde nationale 1 . » Un lieutenantcolonel de gendarmerie, Carie, apercevant Ramainvilliers, l'interroge sur ce qu'il devra faire des deux cents hommes qu'il commande. « Il faut ôter.les baïonnettes ! — Pourquoi, répond Cartëj ne m'ordonue-t-on pas tout de suite de rendre mon épée et d'ôter ma culotte? » A cette réponse, le commandant général tourne le dos et disparait rapidement 2 .

Cependant la populace s'entassait aux abords de la porte royale, frappait, -hurlait : « Nous entrerons quand même! » Et Mouchet, l'officier municipal que Ton retrouve toujours juste à la porte par où la foule va entrer, disait très-gravetnent^aux soldats et gardes nationaux : « Après tout, le droit de pétition est sacré 3 . »

Le chef de.la deuxième légion, Acloque, invile les officiers municipaux présents à aller demander aux citoyens qui remplissent la place du Carrousel, de déléguer une vingtaine de personnes sans armes s'ils ont à présenter une adresse au roi : ces vingt délégués, il promet de les

A: Rapport du capitaine Lassu?.

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