Patriote français, n" w.ccxxsiv
2. Cet article de la Chronique est reproduit dans le Patriote, n" M.cxcn, avec des conimenlaircs. La mime idée se retrouve dans le Courrier des Déparlemenis, nns vm et su et, en général, dans tous les journaux des Girondins qui, comme Brissot. Condorcel, Gorsas, étaient
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
LIVRK XVIII.
Parmi les journaux jacobins, les Révolutions de Paria se félicitent modérément du triomphe de Robespierre, « l'homme des grands principes, mais qui s'y lient avec trop de roideur, » Marat, caché dans sa cave, car il craint toujours que la Convention se montre plus facile à entraîner contre lui que contre son grave collègue, Maral, dans son Journal de la République*, insulte avec une ignoble grossièreté ceux qui l'ont dénoncé du haut de la tribune.
Camille Desmoulins, dans ses Révolutions do France et de Brabanl2, se livre avec une intarissable verve à la critique du succès de son ami Robespierre « qui a trop vaincu ; » des attaques et des défenses « ni pour ni contre, mais sur » du solennel Pétion; du galimatias double de Barère, « en train de former le parti des flegmatiques. » — » Le pape Jean-Pierre Marat » lui-même n'échappe pas aux traits de Camille et se voit mis en parallèle avec « l'ancien patriarche Jean-Pierre Brissot. »
Robespierre, dans ses Lettres à ses commettants ^ répond à ses adversaires par de grandes phrases boursouflées et remplies de fiel; malgré les sarcasmes que son ancien condisciple Desmoulins sème autour de son chai'
vollairiens. Robespierre et ses adhérents étaient au contraire disciples très-fervenU de J.-J. Rousseau.