‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 201 sur 236 · T. HI, p · texte numérisé non relu

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1. Courrier des départements, article intitulé Aperçu, des événements des S et 3 septembre. 1' législature, t. II, septembre, n° 4. 3. Ibid., a' ft.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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été vainqueur, Louis XVI, comme le sanguinaire Louis Xf, n'eût-il pas entassé ses victimes sur des chars funèbres sur lesquels on aurait lu : « Laissez passer la justice du roi! »

Laissez passer la justice du peuple ! Tel était l'avis de Gorsas, car c'était lui qui était le propriétaire et le rédacteur ordinaire du Courrier des Départements. Treize mois après les événements de septembre, Gorsas, accusé et convaincu de modérantisme, sera mis hors la loi comme traître à la pairie, condamné à mort sur la simple constatation de son identité, et au nom tfw peuple envoyé à l'échafaud. Les feuilles de Billaud- Va rennes, de Collot-d'Herbois et de Robespierre lui feront une oraison funèbre à peu près semblable à celle dont nous venons de te voir se rendre coupable envers les prisonniers massacrés.

Le récit du citoyen Prudhomme est non moins faux, non moins ignoble que celui de Gorsas. 11 est de plus accompagné d'une affreuse gravure destinée à faciliter pour le lecteur l'intelligence des faits. Le récit se trouve tout entier dans le numéro des Révolutions de Paris du 8 septembre. II commence, tant il est évident qu'un même mot d'ordre dut être envoyé à chacune des feuilles parisiennes, il commence également par l'exposé de la fameuse conjuration des prisons. Pour Prudhomme, mieux encore que pour Gorsas, il est prouvé que, vers le milieu de la nuit du 2 au 3 septembre, à un signal convenu, les portes de tous les lieux de détention devaient s'ouvrir à la fois; que les détenus, armés en sortant, devaient être rejoints par tous les prêtres chargés d'or, par tous les aristocrates cachés depuis les visites domiciliaires; qu'ils devaient s'emparer des postes principaux, des canons, faire main basse sur les sentinelles, les patrouilles, enfin égorger les patriotes, et introduire dans Paris l'ennemi, qui était alors à soixante lieues de la capitale!

Pour unique preuve de cette conspiration, Prudhomme annonce que sur les prêtres massacrés on a trouvé ; l» des scapulaires représentant des cœurs percés de flèches avec ce? mots :

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