‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 70 sur 236 · Voir tome III, page · texte numérisé non relu

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2. Le très-mauvais état des fortifications de Verdun est constaté par toutes (es pièces officiefles, et notamment par ie rapport lu à fît Convention, au mois de janvier 1793, par Cavaignac. Pour tous Jes détails de la défense et de l'occupation de Verdun, nous renvoyons à l'intéressant ouvrage publié en 1849 par M. Paul Merat, sous ce titre : Verdun en 1793; l'auteur, en général très-exact sur la partie

garnison était composée en majeure partie de fédérés nouvellement arrivés de leurs départements; on y comptait à peine quelques artilleurs capables de bien faire le service des bouches à feu qui garnissaient les remparts.

Dès le 31, le duc de Brunswick expédia sa première sommation. Conformément au fameux manifeste du 25 juillet, le généralissime ennemi rendait tous les habitants de Verdun responsables des malheurs qui pourraient résulter de ses opérations militaires; mais s'ils se hâtaient d'ouvrir leurs portes, il les assurait de « la protection des armées combinées dont le seul but était de réduire la place sous l'obéissance de S. M. Très-Chrétienne le Roi légitime du royaume de France, sans avoir pour elles-mêmes la moindre idée de conquête. » Il leur promettait, en outre, les effets de la générosité toute spéciale des deux frères de Louis XVI, qui l'accompagnaient à la tête d'un corps d'émigrés assez considérable.

La sommation était adressée collectivement au commandant de la place et aux habitants de Verdun. Elle fut apportée, avec les formalités habituelles, par un parlementaire que reçut le Conseil général de la Commune. Après une délibération à laquelle participèrent les chefs de la garnison, on décida que la réponse suivante serait faite à l'aide de camp du duc de Brunswick :

« Le commandant et les troupes de la garnison de

militaire pour laquelle ïl a évidemment consulté les archives du dépôt de la guerre, l'est beaucoup moins pour ce qui regarde les poursuites dirigées contre les individus que l'on accusa plus tard d'avoir livré Verdun. Sur ce point, il a manqué à H. Merat les documents que nous avons eu le bonheur de retrouver.

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