LIVRE XXXIX
sur son banc, comme je la recevrais sur ce fauteuil1. «
Chaumette requiert la lecture et la vérification des pouvoirs des commissaires. Le bureau du conseil ferme les yeux sur les irrégularités que présente un grand nombre des pièces déposées et proclame que trente-trois sections ont donné à leurs nouveaux délégués un mandat illimité.'
En conséquence, le procureur de la Commune demande que le vœu de la majorité soit proclamé à l'instant même, et que le Conseil général remette ses pouvoirs au peuple souverain.
Dobsen est invité à occuper le fauteuil. Le viceprésident du Conseil général lui adresse le discours suivant :
« Citoyen président, dit-il, et vous, citoyens membres de la commission révolutionnaire, agissant a» nom du peuple,
« Vos pouvoirs sont évidents; ils sont légitimes. C'est maintenant que, sans faiblesse et sans honte, nous allons cesser nos fonctions. Puisque le peuple l'ordonne, nous le devons; qu'il nous soit seulement permis, au moment où nous descendons de nos sièges, de vous demander non une faveur, mais une justice.
« Rendez-nous le témoignage que nous trouvons dans nos consciences que, depuis que nous sommes en place, nous avons montré constamment l'assiduité au travail, le zèle, le courage et même la dignité que nous
1. Nous avons copié textuellement sur le regïslro du Conseil général cette phrase, d'un français plus q.113 douteux.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France