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ont commandés les circonstances difficiles où nous nous sommes trouvés.
« Que d'autres, avec plus de lumières et plus de talents, remplissent mieux ce que le peuple a droit d'exiger dans l'état présent des choses, c'est l'objet de nos vœux les plus ardents; mais déclarez que nous n'avons pas démérité de nos concitoyens, et il n'est rien dont ne nous console et ne nous dédommage cette récompense, digne salaire de tous bons magistrats du peuple. »
Dobsen déclare « au nom du peuple » que les pouvoirs de îa municipalité sont annulés. Les membres de la commission révolutionnaire et ceux du Conseil général se lèvent, s'embrassent. Pleins d'enthousiasme, ils prêtent le nouveau serment que les meneurs de l'Évêché viennent de fabriquer et qu'ils vont imposer- comme signe de ralliement à toutes les autorités et à. tous les citoyens qui s'associeront à leurs projets1.
Les membres du Conseil général se retirent. Mais à peine la porte est-elle fermée sur eux, que Dobsen propose à ses collègues, les commissaires de l'Évêché, de réintégrer dans leurs fonctions le maire, le procureur
4 . Ce serment avait été à dessein rédigé de manière à ce qu'il pùl être facilement prêté par toutes les section?, mê'me les plus modérées. Il était ainsi conçu :
« Je jure d'être fidèle à la République une et indivisible, de maintenir de tout mon pouvoir et de toutes mes forces la sainte liberté, la sainte égalité, la sûreté des personnes et le respect des propriétés, ou de mourir à mon poste en défendant les droits sacrés de l'homme. Je jure de plus de vivre avec mes frères dans l'union républicaine; enfin je jure de remplir avec fidélité et courage les missions particulières dont je pourrai èlre chargé. »
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France