‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 176 sur 246 · LIVRE XL. 3b · texte numérisé non relu

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autre compte que la nation exige de lui depuis longtemps. Cet ex-ministre est écrasé sons le poids de la malédiction publique, il ne s'en tirera qu'avec un décret d'accusation. »

Defermon appelle ensuite l'attention de l'Assemblée sur la violation du secret des lettres. Legendre réplique que le peuple s'étant levé pour arrêter les complots tramés contre lui, il est tout naturel qu'il ait étendu sa surveillance sur le directoire aristocratique des postes. L'ordre du jour est adopté sur cette double réclamation. La parole est accordée aux commissaires de la Convention dans lesBouches-du-Rhône, Boisset et Moïse Bayle, si violemment incriminés parles adresses marseillaises. Après avoir fait l'apologie de leur conduite, ils dénoncent les sections qui se sont emparées de tous les pouvoirs et le tribunal révolutionnaire qu'elles ont installé de leur autorité privée. Barbaroux leur répond que le tribunal a cessé ses fonctions aussitôt qu'il a eu notification officielle du décret, mais que son dernier acte a été de faire arrêter deux individus chez lesquels on a trouvé cent cinquante-quatre marcs d'argenterie volée dans les églises. La Convention renvoie le rapport de ses commissaires et les dénonciations de Barbaroux à son Comité de salut public1.

4 . Nous continuons à donner ies récits transmis à !a Commune par ses délégués. Le Moniteur est très-laconique sur toute cette partie de la séance.

Séance du samedi 1«» juin 4793.

« Citoyens frères et amis,

« Les commissaires nommés pour vous rendre compte du résul-

L'Assemblée ne prêtait qu'une oreille distraite à toutes ces discussions préliminaires. Elle attendait avec impatience que le Comité de salut public, seule autorité qui subsistât encore depuis la suppression définitive de la commission des Douze, lui fît connaître les mesures qu'il avait cru devoir prendre pour assurer la liberté des délibérations. Ces mesures se bornaient à la rédaction

tal des délibérations de la Convention nationale se sont rendus à leur poste nu moment de l'ouverture de la séance el vont vous rendre compte de ce qui s'y est passé jusqu'à ce moment. « Mallarmé occupe le fauteuil.

« La rédaction de la séance d"Iiier a été adoptée malgré le regret de tous ceux qui sont en deuil de la cassation de la commission des Douze. La discussion s'est ouverte ensuite sur le mandat d'arrêt décerné par la municipalité contre Roland et sa femme. La Convention nationale a passé à l'ordre du jour, toutes choses demeurant en . état.

« On s'est ensuite plaint de la violation du secret de la poste et du retard porlé dans la distribution des lettres; l'on demandait que le directoire des postes fut mandé à la barre pour rendre compte des motifs de ces plaintes; mais, sur l'observation faite par Tliuriot, que ces administrateurs étaient plus nécessaires à leur poste le matin que le soir, la Convention a renvoyé la demande des instructions à prendre sur ce sujet au Comité de salut public, et a décrété que le directoire viendrait rendre compte ce soir au Comité de salut public après la clôture de ses travaux.

« Les commissaires envoyés à Marseille ont ensuite fait, à la tribune, lecture de leur rapport, dans lequel la Convention n'a pu méconnaître l'ardeur d'un patriotisme républicain et des faits trop puissants pour élever encore aucun doute sur la pureté de leur conduite. Néanmoins le fameux Barbaroux a voulu répondre à ces faits par des allégations qui lai avaient vraisemblablement été soufflées par des gens de son espèce; le tout a été renvoyé au Comité de salut public pour en faire son rapport. — II est une heure.

a Henrv, Cav,hgnac. a

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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