‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 187 sur 246 · SU · texte numérisé non relu

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Quant aux sections armées, dans les rangs desquels pourraient se glisser des individus suspects de modéranlîsme, il est convenu qu'on les tiendra à dislance; elles ne seront là que pour faire nombre.

Le 2 juin était un dimanche, et, le décadi n'ayant pas encore été inventé, les ouvriers, les nns par habitude, les autres par conviction, observaient le repos de ce jour. Les aleliers ne s'ouvrant pas, les boutiques étant fermées, la population se dirige naturellement vers les Tuileries pour savoir qui l'emportera définitivement, de la Convention ou de la Commune; mais il n'y a aucune animation, aucune colère dans la fouie; on va assister à un spectacle, et on y apporte l'indifférence d'un public déjà blasé.

À l'Hôtel de Ville, le Conseil général révolutionnaire ouvre sa séance à neuf heures1 et entend le

1. On trouve au Moniteur du 6 juin, n" 157, un article que les historiens jusqu'ici n'ont pas relevé, à notre connaissance du moins, et qui cependant méritait de fixer leur attention, puisqu'il renferme en peu de mois toute la théorie de l'insurrection. Cet article est ainsi conçu ;

« Commune de Paris. — Note du rédacteur des articles Comtmtiie.

« Depuis le 31 mai, noua commettons une erreur dans le cours du récit des opérations du Conseil général de la commune; c'est à tort que nous disons Conseil général de la commune, puisqu'il a été cassé par le peuple. L'assemblée qui siège û la maison commune de Paris n'y est pas établie en vertu d'une loi ordinaire, en vertu du code municipal, mais bien en vertu d'une loi qui a toujours existé, qui existera toujours et qui n'a pas besoin pour exister d'être proclamée par des législateur; : l'insurrection du peuple, le salut de la patrie.

« Les arrêtés qu'ila fait publier portent le titre de Conseil général

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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