‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 186 sur 246 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

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les demander à l'Assemblée. Ne s'agissait-il pas d'une dépense d'intérêt général? N'était -il pas de bonne guerre de faire voler par la représentation nationale l'argent destiné à compléter son oppression et à consacrer son ignominie?

On envoie des commissaires à .toutes les sections pour réchauffer leur zèle et leur donner ce mot d'ordre : « Il faut en finir! » On mande Henriot pour savoir si toutes ses dispositions sont prises. « Le peuple, répond le commandant de la force armée, le peuple est levé, il ne se rassoira que quand les traîtres seront mis en état d'arrestation. »

L'agitation s'était entretenue tant bien que mal toute la nuit. Si on n'avait pu retenir dans les rangs les citoyens ayant un domicile et une famille, on avait facilement conservé les sans-culottes soldés auxquels r jusqu'au jour, on avait servi vins et victuailles, et qui. dès le matin, se trouvaient fort échauffés. On les installe aux abords du palais des Tuileries, on les entasse sur la place du Carrousel; on leur donne les postes principaux. Ne doivent-ils pas avoir le principal rôle dans le dernier acte de la comédie qui va se jouer? Ne sont-ils pas chargés d'y représenter le peuple souverain?' On leur adjoint les soldats allemands de la légion de Rosenthal, que l'on a fait venir de Courbevoie., où ils sont casernés en attendant leur départ pour la Vendée. Ces soldats ne comprennent pas un mot de français; ils n'en sont que mieux disposés à exécuter tous les ordres de leurs chefs. Ceux-ci sont à la dévotion de la Commune, qui, à prix d'or, s'est assuré leur concours^

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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