‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 61 sur 246 · Voir le discours do Danton , page 44 de ce volume · texte numérisé non relu

Voir le discours do Danton , page 44 de ce volume

Nos accusateurs et nous, nous serions déjà consumés par le feu de la guerre civile. Notre modération a sauvé la République de ce fléau terrible, et par notre silence nous avons bien mérité de la patrie.

« Tous les jours surgit une nouvelle conspiration : celle du 10 mars, puis celle du comité central, qui devait correspondre avec tous les départements. Tous les jours on annonce le dessein formel de dissoudre la représentation nationale, on insulte à vos décrets. Vous êtes honteusement ballotté? de complots en complots. Pélion vient de vous en dévoiler un nouveau. Dans cette pétition de la Halle-au-Blé, on vous prévient que c'est pour la dernière fois que l'on vous dit la vérité; on vous prévient que vous n'avez plus qu'à choisir entre votre expulsion et les ordres qu'on vous donne. Sur ces insolentes menaces, sur ces outrages sanglants, on vous propose tranquillement l'ordre du jour ou même une approbation. Gomment voulez-vous que les bons citoyens vous soutiennent si vous ne savez vous soutenir vousmêmes? S'il ne s'agissait que de votre salut personnel, je vous dirais : Ètes-vous des lâches? eh bien, abandonnez-vous au hasard des événements; attendez avec stupidité que l'on vous égorge ou que l'on vous chasse. Mais vous êtes représentants du peuple; il y va du salut de la République. S'il n'y a plus de Convention, il n'y a plus de République. L'anarchie vous succède, et le despotisme succède à l'anarchie. Vous l'avez bien senti quand vous avez prononcé la peine de mort contre ceux qui provoqueraient laclissolutiondecette Assemblée. Rapportez votre décret, ou déclarez que vous êtes les

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