‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 64 sur 246 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

Le compatriote de Vergniaud relève une à une les accusations dont ses amis et lui ont été l'objet, et les réfute avec une forte et pressante logique. Mais Guadet, par tempérament, était beaucoup plus agressif que le grand orateur girondin ; aussi, après s'être longuement défendu, porte-t-il l'attaque sur le terrain ennemi. Tl prend à partie Danton et Ma rat. Au premier, il reproche ses liaisons intimes avec Du mou riez : « Lorsque, dit-il, ce général est; venu à Paris après sa campagne de l'Argonne,' je l'ai vu plusieurs fois au Comité, une seule fois dans une maison tierce, chez Tahna. J'y restai une demt-heure seulement; je n'y étais plus lorsque Marat et ses suppôts vinrent lui faire subir l'interrogatoire dont on a tant parlé'. Quels sont ceux qui alors lui faisaient cortège, qui l'accompagnaient dans les spectacles? C'étaient Santerre, Fabre d'Églanline et votre Danton.

« — Ah! lu m'accuses, moi! s'écrie ce dernier, lu ne connais pas ma force. »

Au rugissement poussé par Danton, Guadet com-

eounit déposer aux pieds du nouveau monarque l'assurance d'un zèle sans bornes; l'année suivante, les Cent- Jours lui rendirent ses affections napoléoniennes; enfin, après Waterloo, il était tout pr6t à se consacrer au salut de la deuxième Restauration, lorsqu'à son grand étonnement.il fut remercié et mis à la retraite. 1. Voir le récit de cette scène, t. IV, p. 4 8i>.

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