III
Copie de la lettre du commandant, de l'expédition au citoyen Qucnza, lieutenant-colonel des gardes nationales sous ses ordres.
« A bord do la Fauvette, le 25 février 1793. « Citoyen lieutenant-colonel, « La. circonstance 1 exige de donner les ordres les plus pressants afin que l'armée se mette aussitôt en mouvement et pense à la retraite. Vous garderez de votre côté toute la continence possible. Vous ferez jeter à la mer les effets de guerre que vous ne pourrez pas faire embarquer, et aussitôt rendu sur le convoi, vous viendrez vous mettre sous la protection de la frégate, pour que les demi-galères ne puissent pas vous: offenser3.
« Dans une crise aussi grave, j'exhorte l'armée et vous à faire connaître de la promptitude et de l'adresse, comme je vous l'ai dit 3.
Le commandant de l'expédition de la contre-attaque de la Sardaigne.
n COLOSNA CES4RI. »
1. « Fut colle d'avoir fuit désister l'équipage de ta corvette du projet infâme du départ, et de l'avoir ému à no pas commettre les excès menacés. »
2. « Le commandant de l'expédition eut la précaution d'engager celui de la corvette à ce que celle-ci guettât au motus a l'entour, dans le temps de l'embarquement, les demi-galères : 1" pour ne pas donner de l'avantage à l'ennemi; 2" pour mettre le convoi et l'année à l'abri des insultes hostiles-. »
3. « Cet ordre fut dicté à haute voix, à liord de la corvette, d'après le délai fatal que l'équipage voulut exiger pour la retraite. »
HISTOIRE DE LA TF.lïREUR.