‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. sixièmeChapitre 235 sur 246 · DUMOURIEZ. U · texte numérisé non relu

DUMOURIEZ. U

La campagne de 1805, commencée à la fin de septembre, finit le 2 décembre par le coup de foudre d'Austerlilz. Mack enfermé dans Ulm avait capitulé, dès le 19 octobre, entre- les mains de Napoléon. Dumouriez, parti presque aussitôt que sa lettre, était débarqué à Stude le 21 septembre; mais, voyant les événements marcher plus vite que ses prévisions, il alla en Silésie se réfugier chez les frères Moraves. Lorsqu'il apprit les désastres de l'armée autrichienne, il se retourna vers la Prusse et lui offrit ses services1. U les offrit également à la Suède, à l'Espagne et au Portugal; mais ses démarches furent infructueuses comme celles qu'il avait faites à Vienne, à Saint-Pétersbourg, à Berlin. Plus que septuagénaire, Dumouriez revint se fixer près de Londres et renonça enfin à jouer le rôle actif qu'il avait ambitionné vainement depuis le commencement de son exil. II mourut, le 23 mai 1823, à Ttirvillepark, comté de Buckingham. Les restes de cet infatigable aventurier reposent dans l'église de Henlay.

i. Voir la lettre de Dumouriez au baron de Harde m bu rg dans les Me moires tirés des Papiers d'un homme 4' État (tome XIII, note 20).

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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