‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. sixièmeChapitre 48 sur 246 · LI VUE XXVII · texte numérisé non relu

LI VUE XXVII

pour être admis et conservé dans les bureaux de Pache. Son gendre Xavier Audoin» ex-vicaire de Saint- Thomas-d'Aquin , avait été nommé par lui secrétaire général et faisait subir un examen détaillé sur faits et articles à tous ceux qui prétendaient aux faveurs ministérielles *.

Lea fournitures donnaient lieu aux trafics les plus honteux, aux fraudes les plus déplorables- Les chemises étaient fabriquées avec des toiles d'emballage, les chaussures ne pouvaient résister à quelques heures de marche, toutes les marchandises étaient reçues sans aunage et sans procès-verbaux. Une fois en magasin, on .reconnaissait qu'elles étaient de rebut et ne pouvaient décemment être distribuées à la troupe.

Au lieu de conclure des marchés sur place, le comité des achats centralisait toutes les fournitures à Paris, d'où elles étaient expédiées aux différentes armées, C'était, disait Cambon, pour donner des moyens de subsistance aux ouvriers français et surtout aux ouvriers parisiens et les empêcher de se livrer au désordre. Mais ces fournitures, fort mauvaises, se faisaient à des taux ruineux. Au prix principal venaient s'ajouter des frais de transport énormes; les routes se défonçaient et Les approvisionnements les plus nécessaires n'arrivaient qu'un mois ou deux après le jour où ils étaient attendus. On dépensait deux cents millions par mois et on ne parvenait à aucun résultat. Les fourrages manquaient pr.es-

4. Voir les Mémoires du comte Sliot de Melilo, Krt volume. On peut ajouter la Toi la plus complète à cet ouvrage plein de particularités intéressantes.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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