‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. sixièmeChapitre 49 sur 246 · H1ST01U1Ï DE LA TJÎHREC R · texte numérisé non relu

H1ST01U1Ï DE LA TJÎHREC R

que partout; en décembre et janvier, dans la seule armée de Belgique, six mille chevaux moururent de lai m.

Chaque jour de nouveaux décrets faisaient aux troupes les plus belles promesses; aucune d'elles ne se réalisait. On avait garanti des secours pécuniaires aux femmes et aux enfants des défenseurs de la patrie; mais ces secours étaient retardés par mille lenteurs administratives et aussi par la pénurie du trésor public. A Paris on donnait peu; dans les campagnes, rien. Les gardes nationaux qui se trouvaient à trente ou quarante lieues au delà des frontières recevaient des lettres lamentables de leurs familles, les rappelant à grands cris et leur peignant l'affreuse misère à laquelle elles se trouvaient réduites.

Les volontaires de 1791 formaient avec les troupes de ligne le fonds de l'armée; car ceux de 1792 avaient encore eu à peine le temps d'être réunis , formés en bataillons et quelque peu exercés. Or, d'après les termes mêmes de leur engagement, qui ne devait durer qu'une année, les premiers étaient libérés de droit le 1er décembre 1792. Soulî'rant chaque jour de l'affreux dénùment dans lequel on les laissait, apprenant la position désastreuse de leurs familles, beaucoup d'entre eux croyaient pouvoir se faire à eux-mêmes la justice qu'on leur refusait. Ils se disaient qu'ils avaient repoussé l'ennemi des plaines de ia Champagne, qu'ils avaient envahi la Belgique et le Palatinal, qu'ils avaient largement payé leur dette à la patrie et que d'autres maintenant devaient achever une œuvre si bien com-

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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