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L'amiral Truguet avait envoyé, dès le mois d'octobre dans le golfe de Naples, son second, Latouclie-Tréville, exiger du beau-frère dê la reine Marie-Antoinette la reconnaissance de la République1. Comme cette expédition ne pouvait èlre de longue durée, il avait ordonné aux vaisseaux, chargés d'intimider les Napolitains, de venir le rejoindre dans la rade de Palmassur les côtes de la Sardaigne.
L'un d'eux, le Léopard, arrive le premier au rendez-vous général. Le 6 janvier, son capitaine, Bourdon-Gramrnont, s'empare sans coup férir de l'île de Saint-Pierre et de la presqu'île de Saint-Antioche qui protègent la rade. Bien reçu par la population B, mais n'ayant pas de troupes de débarquement, il est obligé d'attendre le reste de la flotte. Truguet et Latouche- Tréville, parlant l'un d'Ajaccio, l'autre de Naples,