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coupe-jarrets de la rue Favurt, voui la guerre a eu les moyens de faire générale l'avait fait mettre, et qu riblcs. » A la suite de l'accusation tion les tro's chefs de l'armée rév-
Moniteur, pages 35!) et 300, seau
i. Vo:ci le teste même de l'arrêt
« CON/ENTIO.N S
« Comité de surveillance el de sûreté générale de la Convention nationale.
s prisons, où le comité de sûreté iiUenant investi de pouvoirs ter- , l i Cuiis-cniinii décréta d'ari-'jstaire, Ronsîn, Vincent et Maillard, f ri maire an n.
ité de sûreté générale :
« Le comité de sûreté générale de la Convention, tant en vertu de ses pou-
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
NOTES
blcrent dans leur repaire ordinaire (le café Chrétien, situé rue Favart), et signèrent la pièce suivante, qui montre la société Maillard fonctionnant, délibérant, pétitionnant comme une association régulière :
« Nous, composant la société des employés par le citoyen Maillard, commissaire du comité de sûreté générale et de salut public de la Convention nationale, réunis et soussignés,
« Après avoir discuté sur l'arrestation du citoyen Maillard, ne pouvant reconnaître ce qui peut y avoir donné lieu, après avoir examiné scrupuleusement toutes les opérations qui ont été faites par différents citoyens de notre société, estimons que quatre commissaires pris entre nous se rendront auprès du comité de sûreté générale pour le prier de rendre leur chef à leurs vœux provisoirement, ou de vouloir bien leur faire connaître les griefs qui sont imputés soit à lui ou à ses agents, et dans le cas où il se trouverait des particuliers qui se soient servis de son no.ni pour commettre des délits, qu'il soit permis aux agents de Maillard de les conduire au comité de sûreté générale.
« L'assemblée a ensuite nommé et choisi pour présenter leur obseroaiion au comité de sûreté générale les citoyens Murât, Chabry, Maztire et Mongeot, qui s'en sont chargés, et avons signé. »
(Suivent soixante signatures.)
Le comité de sûreté générale crut que la meilleure manière d'apaiser le courroux de ces gens, auxquels on venait d'enlever leur chef bien aimé, c'était de leur distribuer de l'argent. Le 3 janvier 1794, l'un des membres du comité, Voulland, vint annoncer à la Convention « que, quelques mois auparavant, ses collègues et lui avaieni jeté les yeux sur un citoyen mis aujourd'hui en état d'arrestation par un décret, mais qui, a l'époque
du citoyen Maillard, chargé ci-devant des pouvoirs du comité de salut public et de sûreté générale, arrête que le maire de Paris prendra les moyens les plus prompts pour arrêter et conduire à Sainte Pélagie ledit citoyen Maillard, et que les scellés seront apposés sur ses papiers.
« Les représentants du peuple ,
« BaïU, GUFFUOÏ, DlBAMlAN. D
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
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où il fut investi de la confiance du comité, avait plus d'un titre qui pouvait faire croire qu'il en était digne, le citoyen Maillard ; qu'il était urgent do payer les hommes dont le mandataire du comité s'éiaît servi pour remplir les importantes missions qui lui avaient élé confiies. » Leur salaire fut fixé à 5 livres par jour, et comme l'état des employés certifié par Maillard présentait un tableau de soixante-huit citoyens, la convention ailoua une somme de 22,000 livres à répartir entre eux.
Voulland, dans son rapport, fait le plus grand éloge de ces hommes qui avaient cependant aidé Maillard dans toutes ses violences et toutes ses exactions, les représente comme étant pour la plupart « de bons pères de famille, bons citoyens, tous vrais sans-culottes, dont la plupart ont perdu leur état et leur fortune à la révolution qu'ils ne cessent pas d'aimer; du reste, ajoule-L-il, ils ont élé appelés pour l'intérêt de la République par un chef investi des pouvoirs du comité de sûreté générale et avoué par le comité de salut public1.
Lorsque les gendarmes s'étaient présentés pour arrêter Maillard, ils l'avaient trouvé mourant. Depuis seize mois, le doigt de Dieu s'était appesanti sur le misérable. Suivant le certificat du médecin, il crachait le pus et souvent le sang.
Le comité de sûreté générale, peu compatissant de sa nature, crut cependant devoir dos égards à l'homme du 2 septembre et le laissa prisonnier chez lui, sous la garde de deux citoyens. Cet état de demie-arrestation donna lieu à de nouvelles plaintes de la part des habitués du café Chrétien.
Une nouvelle pétition fut adressée par eux à la Convention, le 22 février*. Le comité de sûreté générale n'avait rien à refuser à
1. Moniteur du 3 Janvier 1192 (14 nivôse an n)- En représentant ics gens d? 1» bande de Maillard comme des hommes ayant perdu leur état et leur fortune! Voulland nous indique parfaitement dans quelle catégorie ou avait Oté les recruter, dans la pire de toutes ; celle des gens déclassés, colle qui fournit exclusivement fi la police de tous les régimes ses agents secrets.
2. La pétition de la société révolutionnaire, siégeant au. café Chrétien, demandant un prompt rapport sur l'arrestation de Maillard, l'un de ïCS membres, fut lue à la Convention le 5 ventre, 23 février I19i. (Voir le Moniteur de fan H, p. 035.)
des patriotes si purs et si dévoués ; quatre jours après il rendit l'arrêté suivant :
h Du 8 vontôso l'an n de la République français* une et indivisible. »
« Le comité de sûreté générale, en conformité du décret du 8 ventôse qui l'investit du droit de prononcer sur les patriotes détenus, et considérant que le citoyen Maillard, aux différentes époques de la révolution, s'est montré l'ennemi de la tyrannie, l'ami du peuple et le défenseur de ses droits, arrête que le citoyen Maillard sera mis sur-le champ en liberté. « Les représentants du peuple, membres du comité de sûreté générale,
« Élie Lacoste, Vadieb, GuFntoy, Laviconterie, Jacot, YouLLâïs'D, DuBARruN, Louis (du Bas-Rhin) . »
Ce n'était pas devant le tribunal des hommes que Maillard devait comparaître, maïs bien à celui de Dieu. Le juge de l'Abbaye mourut le 26 germinal an n, huit jours après que Danton avait lui-même expié sur l'échaTaud le crime qui les unira dans une éternelle infamie.
Cependant le comité de sûreté générale ne perdait pas de vue ce qui le préoccupait beaucoup plus que la vie de Maillard, à savoir les papiers et ordres dont il pouvait être resté dépositaire. H fit donc immédiatement apposer les scellés sur les papiers du juge de l'Abbaye, et plus tard, lors de la levée de ces scellés, il envoya Héron, l'exécuteur de ses ordres les plus secrets et les plus importants, pour y assister et probablement pour en soustraire toutes les pièces qui pouvaient compromettre ses propres membres et leurs amis.