‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. troisièmeChapitre 7 sur 262 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

Plusieurs officiers municipaux accompagnent Pétion. <i Législateurs, s'écrie emphatiquement l'un d'eux, les amis du peuple viennent rendre aux amis du peuple l'ami du peuple1 ! » Puis Pélion débite des phrases aussi banales que pompeuses, où il promet, au nom de la nouvelle commune , obéissance complète aux décrets de l'Assemblée nationale. Pour prix de cette obéissance, que l'on jurait tout haut, mais que l'on se réservait tout bas de pratique)' le moins possible, l'Assemblée s'empresse d'accorder à la municipalité de Paris un subside de 850,000 francs par mois. Il était destiné ït couvrir, dit le décret, les frais de la police militaire établie près des bureaux de la mairie, et devait remonterai! ^'janvier 1792 2 .

A quoi servit cette somme de près de six millions ainsi allouée à la municipalité comme une sorte d'indemnité d'entrée en campagne, et sans qu'elle eût besoin d'en rendre compte? Dieu seul le sait!

Au sortie de l'Assemblée, Pétion se rend à l'Hôtel-de- Ville et adresse à ses terribles collègues, qui le tenaient en chartre privée quelques heures auparavant, lesadjuralions. les plus pathétiques 5 pour qu'ils restent toujours dans la ligne de la sagesse et de la modération. Ap-

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