TA«fnonii<r« dti Jour, n" da 13 ioUlet
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idS HISTOIRE DE LA TBBREDR.
où on lai a dit qu'il était ; que s'étant approché dudit Houdiei et l'aj'ant suivi, depuis le CouBeil jusqu'à la porte d'entrée de l'hôtel commuQ, et se disposant à le séparer de sa femme et de la Section qui le suivait, la Section en masse, qui raccompagnait et l'entourait, a fait ses efforts pour le soustraire à lui déclaraat, qui lui avait intimé son ordre de le suivre ; que le commissaire de police de ladite Section a fait une opposition précise et formelle à ce qu'il s'emparât dudit Moucbet, en disant aux membres de la Section qui accompagnaient ledit Mouchet, qu'on exerçait envers lui un acte (o-bitraire, qu'il ne fallait pas souffrir qu'on l'emmenât^ qu'il récidiva, à plusieurs fois et la dernière au corps de garde de la réserve, que c'était un acU arbitraire contraire à la loi. Lecture faite, a signé. « Ddfbesne. »
Cependant force étant restée à la loi, Mouchetdut subir ud long interrogatoire devant les administrateurs de police Lechenard, Froidure et Figuet, qui le maintinrent en état d'arrestation et envoyèrent son dossier au Tribunal révolutionnaire. Fonquier-Tinville ne se pressa guère de faire juger l'imprudent, et ce retard le sauva. Quand Mouchet comparu! devant le Tribunal, le i!\ septembre, l'insurrection normande était vaincue et le jury déclara que l'accusé avait agi sans intentions contre-révolutionnaires. Mouchet fut immédiatement rendu à la liberté.
PROCLAUATION DE 1.'aVANT-GARDE DE l'&IIU£b HfiPDBLICAlHE ET CONTRE-AHAnCHISTB DU NORD.
> Pscy, 13 juillet au initia.
« AuK habitants de Vernon et à tous les bons Français, salut et amitié fraternelle.
« Au nom de la liberté que noue défendons; au nom des lois dont nous sommes les vengeurs ; au nom de la République
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NOTES. in
une et indivisible, pour le maintien de laquelle nous avons juré de périr s'il le faut; au nom des droits sacrés du peuple de tous les départements Insui^s pour résister à l'oppression, nous vous demandons l'hospitalité et le libre passage.
« Nous marchons pour délivrer Paris et la France du joug de l'anarchie et rétablir dans ses droits la représentation nationale outragée. Notre cause est celle de tous les amis du bonheur public et de la vertu.
a Nous ne voulons pas faire couler le sang; noua voulons devoir à la force de la raison, et non à celle de nos armes, le salut delà France et notre triomphe.
« Notre désir le plus cher est de ne rencontrer partout que des citoyens, avec lesquels nous puissions resserrer les liens d'une fraternité sainte, et non des ennemis que nous devions combattre et vaincre.
■ Citoyens de la ville de Vemon et vous, habitants des campagnes qui l'avoisînent, c'est surtout k vous que ce vœu s'adresse ; répondez promptement ; venez, nous vous tendons les bras, nosembrassements fraternels vous attendent.
« BouGon, commissaire civil du Calvados; L'Adau, commissaire civil de l'Eure ; Jehanhe, commissaire civil d'ille-et- Villaîne ; GAtmuEn, commissaire civil ; Mesnel, Lbvesqdb, Lehormanb, commissaires civils du Calvados; Louis Caille, procureur syndic du district de Gaen ; le général Iosbpe Puisaïb ; ALExuroRE PuisATE, Chef de brigade ; Nlnoit, adjudant général ; AsiHE, administrateur; LERor, chef de bataillon; Latibon, Thibault, administrateurs du Calvados; Bogquït, capitaine d'artillerie de l'Eure; Pfrrr, Dumokt, sous-lieutenants d'Évreui; Gderoult, Chercbin, officiers de l'Eure; FROHEnTAL, capitaine decha3seurs:LGRor, capitaine; Langraïe, lieutenant de grenadiers; Malherbe, premier chef de bataillon d'IUu-et- Vilaine; Dauphin, adjudant-major d'Ille-et-Vilalne; François LACOtrrvRE, chef du bataillon du Calvados.
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