LETTRES DB BBDKE A VINCENT
• ISjuiUet 1793.
<i Mon cher ami,
<i Lee soldats de Buzot ont fui avec tant de précipitalioD iju'il est douteux de pouvoir les atteindre en deqà de Caen. Mon avis est cependant qu'il faudrait les poursuivre, sans leur donner le temps de se reconnaître, et les forcer de nous li^Tei leur FOi et ses hommes d'État. Mats il faut, dit-on, attendre des ordres nouveaux qui autorisent 6 poursuivre dans le Calvados.
4 L'état-major de l'armée me paraît composé de bons Sansculottes, et je n'ai rien vu jusqu'à présent qui puisse me faire changer d'opinion. Buzot appelait ici l'indignation contre l'armée, qu'il nommait l'armée Lindet par représailles.
a L'armée Buzot, d'après tous les indices que j'ai pu re* cueillir, n'est composée à cette heure que de huit cents fuyards. Nous trouverons ici les effets qu'ils ont abandonnés pour fuir avec plus de vitesse. Les administrateurs du département de l'Eure ont emporté en fuyaDtl,100,000» des deniers publics; deux malles, appartenant à son altesse royale la femme Buzot, ont été arrêtées par la municipalité d'Évreux.
« Tous les rapports qui nous sont faits, sur la dîsposîlion des esprits à Caea, s'accordent en ce point que bientôt elle sera terrible aux traîtres. Cependant, il ne faut pas donner à Wimpfen le temps de se reconnaître. Réfléchis à ceci : une prompte expédition peut épai^uer bien des maux dans ce pays et porter le coup mortel à la rébellion de la Vendée. « Ton ami,
« Bbune. »
• Évreai, !0 JniUet IW.
« Mon cher Vincent, (I Je te requiers de me faire expédier l'ordre de route pour trois chevaux et leur conducteur, dont j'ai besoin à Évreui
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