MoniUur du 11 juillet
Cee alteroatives de succès et de revers auraient dû ouvrir les yeux de la Couveution. Elles confirmaient les plaintes des généraux et les rapports des représentants; elles montraient que l'insurrection vendéenne ne pourrait être réduite que par des troupes habituées au feu et à la discipline.
L'aveuglement du jour fit préférer aux mesures de prudence l'emploi des moyens révolutionnaires.
a Pourquoi, disait Barère dans la séance du 26 juillet, cette guerre extraordinaire s'est-elle composée jusqu'à ce jour de petites victoires et de très grandes défaites? C'est que vos généraux conservent les formes de l'ancien régime ; c'est que votre armée ressemble à celle d'un roî de Perse. Elle a cent soixante voitures de bagages, tandis que les brigands marchent avec leurs armes et un morceau de pain noir dans leur sac. 11 est une vérité actuellement bien reconnue, c'est que jamais vous ne ferez la guerre avec avantage aux rebelles tant que vous ne vous rapprocherez pas de leur manière de la faire. Ils se cachent dans les bois, dans les haies, dans les ravins. Faites la récolle des brigands, perlez dans leurs repaires le feu et des travailleurs qui aplanissent le terrain. »
Sous l'emphase de ces paroles retentissantes se cachaient une menace à peine voilée à l'adresse de Biron et une ardente flatterie pour les passions de la Convention.
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