‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 37 sur 165 · VoHileur du 7 juillet · texte numérisé non relu

VoHileur du 7 juillet

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47b HISTOIRE DE LA TERREUR.

comme deraier commeataire : n L'exécution terrible d'Amaillou el du château de Lescurea semé partout la terreur et, dans chaque commune, je déclare hautemeot ~ aux habitants que je brûlerai tous les villages qui fourniront des hommes à l'armée des rebelles'. »

Le 3 juillet, les républicains occupaient Cbâtillon, malgré les elTorts de La Rochejacquelein el de Lescure qui avaient inutilement tenté de dérendre les hauteurs du Moulin-aux-Ctièvres. C'était danscettevilleque les Vendéensavaicnt établi leurs magasins; ils regorgeaient de vin, de farines, d'eau-de-vie et, l'abondance succédant tout à coup aux privations d'une marche rapide, les Bleus perdent toute prudence et se livrent Ji mille excès. Au même moment, l'armée vendéenne, refoulée de Nantes, arrivait à Cholet. Westermann avait été prévenu et songeait à battre en retraite sur Bressuire; mais il était trop tard et, le 5 juillet, les Vendéens, fondant à l'improvisle sur les avant-postes républicains, les surprennent les habits bas, le verre en main et les armes eu faisceaux. Rien ne résiste à leur élan ; l'artillerie e^t précipitée pêle-mêle avec la cavalerie et l'infanterie dans le ravin qui précède Châtillon, et le désordre prend de telles proportions, que c'est avec la plus grande peine que Westermann parvient à s'ouvrir un chemin du côté de Bressuire.

Dans sa retraite, il rencontre à Parthenay Bourdon (de l'Oise) et Goupilleau (de Fontenay), qui se ren-

1. Lettres du S juillet 1793 au général Biron. Moniteur du 7 juillet 1793.

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daieni à ChàUlloD. Les habitudes de pillage de la légion germaoique et de son chef avaient depuis longtemps indisposé les représentants. Ces incendies allumés sans ordres, ces succès înterronipus par une déroute sans exemple, n'étaient pas de nature a modifier leurs premières impressions. Séance tenante, ils écrivent au Comité dç salut public pour demander la de:ititution de Westermaon et la dissolution deses volontaires. La Convention ajoute encore à ces rigueurs et enjoint à Westeimann de se rendre h sa barre '.

Pendant ce temps, la division de l'armée de Tours partie au secours de Nantes avait fait sa jonction à Angers avec Canclaux. Un moment il avait été question de continuer le mouvement commencé et d'occuper les deu\ rives de la Loire, afin d'assurer les communications de l'armée des côtes de La Rochelle avec celle des côtes de Brest. Le désir de rejoindre les royalistes lit préférer la marche sur Brissac d'oii l'on pouvait tout à la fois surveiller les rassemblements qui se formaient à Vibiers et menacer Chemillé et Cholet. Vainqueurs à Martigaé-Briant, le 15 juillet, les républicains, deux jours plus lard, sont battus à leur tour à Vihiersf Ce désastre empruntait une gravité exceptionnelle à cette circonstance que, les principaux chefs royalistes étant absents ou blessés, c'étaient les paysans seuls qui, sous la conduite des capitaines de paroisse, avaient remporlé la victoire.

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