‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 44 sur 165 · LIVRE XLV · texte numérisé non relu

LIVRE XLV

priétés Dationales, oa brise les scellés, on fouille les armoires et l'on se partage les vêlements, les bijoux et tous les objets de valeur qu'elles reofermenl. Le général en chef lui-même prend part à la curée. Il s'adjuge la voiture de son hôte et, joignant l'ironie au pillage, il écrit en partant au maire de Fontenay qu'il l'emmène pour le service de la République. Déjà le 21 août, en traversant Niort, Rossignol, non content de succéder à Bjron, avait volé ses chevaux '.

La municipalité de FoDtenay ne pouvait pas rester iiiactive. Elle dresse un procès-verbal de ces actes de pillage et l'envoie à Chantonnay aux représentants Bourdon (de l'Oise] etGoupilleau. Ces derniers jugentraiïaire assez grave pour suspendre Rossignol de ses fonctions. De son côté, Bourbotte défenJ aux troupes d'exécuter les ordres de ses collègues et part en poste pour Paris, accompagné de Rossignol, après avoir confié à Santerre le commandement provisoire de l'armée.

La Montagne n'avait pas attendu l'arrivée de son favori pour faire de sa révocation une question de parti. A la première communication de l'arrêté de suspension,

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